forage d'eau

L’eau est une ressource trop précieuse pour être ignorée. Si en plus, la possibilité d’en avoir de manière gratuite et juste dans son jardin est possible, pourquoi s’en priver ? Avec un puits de forage ou de surface, les dépenses en eau peuvent diminuer considérablement, surtout pour ceux qui disposent d’un potager ou d’une ferme. L’eau d’un forage peut même être utilisée à usage domestique.

Étape 1 : démarches légales et choix de l’emplacement

Avant de se précipiter dans une boutique de pompe de forage pour acheter ce genre de dispositif et pour scruter à la loupe l’efficacité de chaque type de pompe, plusieurs étapes sont nécessaires, dont les démarches administratives. La loi exige que l’emplacement n’empiète pas sur le terrain du voisin. Pour le cas d’un forage, la distance entre le puits et une autre construction telle qu’un mur de séparation par exemple, doit être d’au moins 3 mètres à la ronde, selon le règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection (RPEP) modifié le 2 mars 2015. Le forage doit être à au moins 15 mètres de distance d’une fosse septique. Peu importe à qui appartient ce sanitaire, même s’il se trouve dans la propriété des voisins, cette distance doit être respectée.

Concernant les autorisations, depuis septembre 2003, les prélèvements d’eau sur une propriété privée doivent être déclarés, même avant de réaliser un simple sondage. Avant les travaux, l’autorisation de la création de l’ouvrage est nécessaire. Une fois les travaux terminés, une déclaration de mise en service doit également être déposée à la mairie pour une récupération d’eau inférieure à 200 000 m3 par an ou 8 m3/h. Au-delà, une autorisation est obligatoire. Si l’eau est destinée à la consommation, une demande d’autorisation est à déposer à la mairie et à la préfecture.

Étape 2 : déterminer la présence de l’eau ou le sondage

Bien que les sourciers et le radiesthésiste étaient indispensables dans les siècles précédents, actuellement, l’hydrogéologue dispose des connaissances et des matériels plus précis pour un pompage de l’eau réussi. Ce dernier doit être présent tout au long des travaux et être habilité à remplir le rapport d’incidence prélèvement, nécessaire pour obtenir l’autorisation pour la mise en service de l’ouvrage. L’hydrogéologie est une science à part entière qui mélange étude en laboratoire de la qualité du sol et analyse géologique du terrain. Le sol a de fortes chances d’avoir de l’eau souterraine si un plan d’eau se situe à proximité.

Étape 3 : les travaux de forage

Creuser le sol ne doit pas se faire au hasard. Les techniques de forage dépendent de la composition du terrain, de son état, puis de sa nature aussi. Généralement, la technique la plus utilisée est le forage destructif qui nécessite l’utilisation d’un marteau pneumatique. Le tubage accompagne la descente jusqu’à ce que la tête de forage atteigne un terrain stable. Ce système permet d’éviter que le trou s’effondre sur lui-même. Les techniciens utilisent généralement des tubes en acier ou en PVC. Après cette étape, le début de l’ouvrage sera consolidé grâce à la cimentation annulaire pour rendre étanche le forage et éviter que l’eau en dessous soit contaminée.

Une fois la veine atteinte, le matériel est remonté et un test du niveau de pression de l’eau est effectué, ainsi qu’une analyse des déblais de forage.
Si tout est correct, la pose de la crépine qui va accueillir le tuyau d’aspiration est la suite logique de l’intervention. Cette pièce et cette tuyauterie sont indispensables pour bien filtrer l’eau. Attention, la crépine ne doit pas être trop petite pour ne pas faire baisser la pression. Dans le cas où l’eau serait destinée à la consommation, un massif additionnel ou un massif filtrant doit être installé. La dernière étape consiste à poser ou à raccorder la pompe, selon le type choisi, et à nettoyer le chantier.

Étape 4 : choisir correctement sa pompe de forage

Attendre la fin des travaux n’est pas vraiment nécessaire avant de choisir sa pompe de forage. Le choix doit au moins attendre que la hauteur d’aspiration soit déterminée ainsi que la largeur du trou. La perte de charge augmente en fonction de ces deux facteurs et implique plus d’huile de coude pour remonter l’eau. La pompe manuelle ou le moteur de la pompe ressent ce besoin de fluide pour faire valoir son efficacité et pour avoir une bonne pression de l’eau. Pour bien choisir sa pompe, la hauteur manométrique totale est également à prendre en considération, ce qui implique de connaître la hauteur manométrique d’aspiration, la hauteur et la pression de refoulement, ainsi que la perte de charge moyenne.

Pour pomper l’eau, l’intéressé peut le faire manuellement ou utiliser des modèles motorisés. Le choix dépend des facteurs précédents, mais également du budget, de la quantité d’eau voulue ainsi que de son usage. Une pompe à haute pression est nécessaire par exemple pour laver des voitures ou pour arroser le jardin.