aménagement des parkings

L’aménagement d’un parking, aussi bien privé que public, nécessite un certain investissement. De ce fait, quelques étapes sont à respecter afin de mener à bien ce projet. Le suivi des procédures et des étapes permet d’avoir un résultat durable et d’éviter les mauvaises surprises d’un point de vue administratif et légal.

Préparation du terrain

Le marquage au sol, avec une peinture de traçage, est l’un des premier éléments qui viennent à l’esprit lorsqu’on évoque les parkings. L’aménagement passe généralement par plusieurs étapes qui commencent par le terrassement, ce dernier consiste à préparer le terrain. Une phase de décapage est possible si jamais un parking était déjà là auparavant. Selon la topographie des lieux, et aussi en fonction des revêtements extérieurs choisis, une légère pente de quelques degrés peut être nécessaire pour faciliter l’évacuation des eaux de pluie. Vient ensuite la pose du géotextile, indispensable pour une bonne fondation. Pour les places du parc de stationnement, le plus utilisé est le géoalvéolaire, avec une structure en forme de nid d’abeilles qui permet d’emprisonner les granulats seront posés dessus.

À noter que si l’idée d’aménagement vient du fait que le parking existant présente de petits trous ou des fissures, un grand chantier n’est pas forcément nécessaire. Parmi les techniques d’aménagement, l’enrobé à froid offre une réelle alternative. Cette méthode consiste à faire couler un mélange de bitume, de gravier, de sable et de liant dans les zones à réparer. Ces composants garantissent une prise très rapide, mais le côté esthétique n’est peut-être pas au rendez-vous.

Les revêtements extérieurs d’un parking

Le choix du revêtement extérieur se fait généralement en fonction du rendu esthétique recherché, mais également par rapport au budget disponible. Le choix peut s’imposer de lui-même selon l’usage du parking, sa taille et le nombre de voitures qui y seront stationnées. Deux matériaux sont à placer en dernier recours, à savoir le bois et les carreaux. Le premier résiste très mal au passage des saisons et le second se casse très facilement. Le plus utilisé est le tarmac en raison de son faible rapport qualité-prix, cette matière est idéale pour les grandes places. Deux choix sont possibles, l’enrobé à froid et l’enrobé à chaud. À retenir que ce type de revêtement est très critiqué à cause de son côté peu écologique.

Le parking en pavé ou en dalle est le plus cher mais il est très résistant. Le choix se fait généralement entre les pavés en béton et en pierre. Dans tous les cas, un temps de pose assez long est à prévoir. Le béton est une alternative au pavé surtout à cause de son rendu uniforme et de son temps de pose plus court. Les graviers ou les galets sont également très appréciés, surtout chez les particuliers. Le rendu final est vraiment superbe et l’installation ne coûte pas cher. Cependant, les graviers ne conviennent pas aux petites surfaces puisque les manœuvres risquent de les user rapidement.

Les différents types de finition

Le marquage au sol est une étape importante de la finition puisqu’elle permet d’afficher la configuration du parking. Ce traçage peut être en épi, en bataille ou en créneau. Ce repérage signale également la présence d’obstacles et les emplacements pour les personnes à mobilité réduite. Les particuliers possédant plusieurs véhicules peuvent aussi recourir au marquage au sol. Un sens est attribué à chaque couleur, une peinture industrielle est préconisée pour une meilleure durabilité :

  • le rouge désigne un danger ou une interdiction ;
  • le blanc et le bleu indiquent un emplacement ;
  • le vert est destiné à ceux qui se déplacent à vélo ;
  • le jaune est pour les arrêts et le stationnement interdit.

D’autres types de rendus sont également à prévoir, comme l’éclairage, la mise en place de petits murs de séparation, ainsi que l’aménagement d’un système d’évacuation des eaux.

Les règlementations concernant les parkings

L’aménagement d’un parking privé pour les maisons individuelles ne requiert normalement pas d’autorisation, surtout si la surface plancher ne dépasse pas les 40 m². Les conditions varient en fonction du PLU, une déclaration de travaux de parking peut être exigée. Pour les locataires, une demande doit être soumise au propriétaire, normalement, les gros travaux sont à la charge de ce dernier. Un accord de remboursement sur le loyer est possible si jamais les frais sont engagés par les occupants. Pour les parkings privés en copropriété, la consultation des règlements de copropriété est nécessaire pour tous les travaux de ce type. Le passage du projet devant l’assemblée des copropriétaires est également possible.

Pour les parkings privés des entreprises ou des centres commerciaux, des normes de construction sont à respecter. Ces dernières concernent, entre autres, la surface allouée à chaque véhicule, l’endroit nécessaire pour faire les manœuvres, les marquages et les espaces requis pour les piétons. Des techniques respectant les normes existent également pour l’évacuation des gaz d’échappement des parkings souterrains. La mise en place d’un système de surveillance est également obligatoire.